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 Description de l’émeu à l’état sauvage en Australie

L’émeu est l’emblème de l’Australie. Il est incapable de voler, mais au sol, il peut piquer des sprints à 50 km/h sur de courtes distances, puis  adopter un régime de croisière oscillant entre 35 et 40 km/h, c’est un vrai marathonien du l’outback australien.

  En cas d’attaque, il peut  mettre ses agresseurs  K .O. d’un seul coup de pied. Ce drôle d’oiseau est un dur à cuire : alors que la plupart des bêtes se terrent de l’aube au crépuscule pour se protéger de la chaleur torride, l’émeu batifole toute la journée par des températures de 40 degrés et plus.

  Le secret de sa résistance? Un estomac en béton. L’émeu gobe indistinctement feuilles mortes, brindilles et écorces, même s’il a un faible pour les pousses tendres et les légumes.

 

Le cri du mâle est semblable à un grognement de porc, la femelle tambourine et les bébés pépient. Chaque patte se termine par trois orteils : celui du milieu prolongé par une griffe noire et menaçante, fait environ l5 centimètres de long. C’est son arme de dissuasion.

  Leurs narines sont tapissées d’une muqueuse spéciale qui condense l’humidité. Celle-ci refroidit le sang jusqu’au cerveau à  travers un réseau très complexe de vaisseaux. Mais la meilleure protection de l’émeu ce sont ses plumes. Son plumage absorbe les radiations solaires : la pointe des plumes retient la chaleur et l’empêche de pénétrer dans le corps du volatile. Les plumes sont toujours doubles avec une seule racine.

  En dépit de ses limites, l’émeu semble promis à un bel avenir. En 1975, le gouvernement australien a installé une ferme pilote à Wilura, localité située à environ 1,000 kilomètres de Perth à lisière du désert de Gibson, appelée aujourd’hui Ferme de Kalaya (mot qui signifie émeu dans le dialecte des aborigènes) cette exploitation a un chiffre d’affaires qui frôle le demi-million.

  Je pense vous avoir donné un bref aperçu de l’émeu à l’état sauvage en Australie. Ma prochaine chronique  vous expliquera la famille et la différence entre l’émeu et l’autruche africaine.

  À la prochaine!

  Réjeanne Richard

www.fermelemeudor.com

 

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