Kamouraska

Les gens de mon pays  ( Pierre Laberge, prêtre)

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Pierre Laberge a vu le jour à Montmagny le 19 octobre 1931. Son père, Antonio, est comptable-trésorier pour la compagnie « Poêles Bélanger » tout en étant courtier d'assurances au domicile familial. Quant à sa mère, Albertine C. Després, elle a fort à faire avec sa famille de 16 enfants dont Pierre est le 10e .

De son enfance, il ne garde que de bons souvenirs, entre autres, quand il servait la messe à 5:30 h, 6:00h et 6:30h du matin à tous les jours,  et ce, pour 15¢ par semaine. C'était aussi la vie de famille où on arrivait à vivre en harmonie même avec les différences de caractères de chacun.

Sa vocation se dessine  vers 8 ou 9 ans alors qu'il entend un prédicateur (missionnaire) qui l'impressionne grandement. Il avoue aussi que l'exemple de ses deux oncles prêtres n'y est pas étranger.

Il fait ses études classiques au Collège de Sainte-Anne-de-La-Pocatière et ses études théologiques au Grand Séminaire de Québec. Il est ordonné prêtre à Montmagny le 1er juin 1958. Il est successivement:

-prêtre-auxiliaire au Collège de Sainte-Anne-de-La-Pocatière

-vicaire à Saint-Pamphile

-professeur au séminaire de Managua, au Nicaragua

-animateur et responsable de pastorale en milieu scolaire à Rivière-du-Loup

-curé à Saint-Antonin

-membre de l'équipe pastorale au Nicaragua

-curé de Saint-Philippe-de-Néri

-responsable de l'Office diocésain de pastorale missionnaire

-curé de Saint-Louis-de-Kamouraska depuis le 1er août 1994

Sa journée débute vers 7:00h à la chapelle pour un moment de prières, de méditation et de lecture du bréviaire. Il confie en riant que depuis un an, son petit chien l'accompagne à chaque matin.

À 9:00h, c'est le travail au bureau qui débute. Il termine sa journée vers 23:00h.

Dans ses moments de loisirs,  il confesse avoir un faible pour les cartes . Il se veut aussi un adepte de l'ordinateur.

Notre prêtre se révèle aussi un grand voyageur. Il a visité divers coins du pays et ce , dès son plus jeune âge : que ce soit la Gaspésie, Sept-Iles, Montréal, Québec, etc. Mais son goût des voyages ne se limite pas au pays. C'est l' Europe, le Nicaragua, la Palestine, la Yougoslavie... Si vous lui demandez celui qu'il aimerait visiter, il vous répondra sûrement la Martinique où un de ses oncles  a été missionnaire durant 15 ans.

De ses souvenirs les plus drôles, il raconte la fois où, lors de sa cure à Saint-Antonin, il devait célébrer une messe pour un 50e anniversaire. Étant persuadé que la messe avait lieu à 17:00h, alors qu'elle était prévue pour 15:00h, notre curé partit en promenade en toute quiétude. Quelle ne fut pas sa surprise en revenant de voir que la cérémonie allait bon train sans ses services. Un prêtre en vacances dans sa famille l'avait heureusement remplacé à pied levé.

Son principal défaut serait, selon ses dires, d'être très distrait (sans doute en référence à  l'anecdote qu'il vient de raconter). Sa plus belle qualité est sa sensibilité face aux gens et à ce qu'ils vivent. Il est aussi très débrouillard ( ancien scout et issu d'une famille nombreuse, on ne peut pas se tromper)

Comment voit-il l'avenir et la retraite ?

« Tout simplement de prendre le temps de vivre . Quoique ma cure à Kamouraska, je la  voudrais encore pour 20 ans ». Et quand, en terminant, je lui demande ce qu'il ferait si on lui donnait une baguette magique, il me répond: « J'écarterais tout ennui de santé afin de pouvoir voyager de nouveau ainsi que de  rendre encore plus de services aux gens qui m'entourent ».

 

Merci, monsieur le Curé.

Par Aline Moreau

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