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Santé (J'ai les yeux secs!) |
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Les
spécialistes des soins
oculo-visuels voient probablement plus de cas d’œil sec l’hiver en
raison de 1) l’air sec présent dans nos intérieurs, 2) l’âge de
la population qui augmente et 3) l’utilisation plus répandue des
ordinateurs. L’œil
sec affecte approximativement 30 à 40% de la population adulte.
Il affecte aussi 20 à 30% des
porteurs de lentilles cornéennes souples (verres de contact) et est
l’une des plaintes les plus communes qui conduisent les utilisateurs
d’ordinateurs vers les cabinets des spécialistes des soins
oculo-visuels. Les
symptômes les plus communs de la sécheresse sont : une sensation
de brûlure, de rugosité, de granulosité, de corps étranger, d’assèchement,
de sensibilité à la lumière, de picotement, de yeux rouges, de yeux
inconfortables. Ironiquement,
l’irritation due à la sécheresse oculaire peut provoquer un
larmoiement oculaire. La
sécheresse oculaire se produit lorsque nos yeux produisent trop peu de
larmes ou des larmes de moins bonne qualité.
Les larmes jouent un rôle essentiel pour nos yeux : elle
les hydratent, les lubrifient et les protègent des corps étrangers. Il
existe une variété de causes qui peuvent contribuer ou provoquer la sécheresse
oculaire. La raison la plus
courante de sécheresse oculaire est le vieillissement : au fur et
à mesure que nous vieillissons notre production de larmes diminue. De
nombreux facteurs de notre environnement peuvent occasionner ou
contribuer à provoquer la sécheresse oculaire : la fumée du
tabac, l’air climatisé, les longues expositions au soleil, le vent,
la pollution de l’air, les systèmes de chauffage à la maison et au
travail, l’humidité extrême, la natation, le travail sur ordinateur
ou regarder la télévision pendant de longues heures (les clignements
sont moins fréquents), etc.. Certains
médicaments d’ordonnance ou en vente libre (antihistaminiques,
antihypertenseurs, agents de conservation de larmes artificielles) ainsi
que certaines infections, maladies ou blessures peuvent diminuer la
production de larmes et donc favoriser la sécheresse des yeux. La
sécheresse oculaire peut être légère (les symptômes sont
occasionnels, intermittents, imprévisibles), modérée (les symptômes
sont périodiques, à tous les jours, réguliers) ou sévère (les symptômes
sont continus, courants). Il
n’existe aucun traitement spécifique en cas de sécheresse oculaire
et on ne peut habituellement pas guérir cette affection qui, dans la
plupart des cas, est chronique et doit être constamment traitée. Comme
mesures générales, il est recommandé : d’humidifier
l’environnement, d’augmenter la consommation d’eau, d’éviter
les courants d’air (qui assèchent les yeux), de prendre des pauses
visuelles de quelques minutes pour détendre les yeux et des pauses
physiques (se lever et se déplacer quelques instants) à chaque heure
ou aux deux heures lors du travail prolongé sur ordinateur ou de
lecture ou d’écoute de la télévision, de prendre des pauses
physiques et de recourir aux larmes artificielles. Il
existe beaucoup de larmes artificielles en distributeur multidoses
(bouteilles de 15 ml par exemple) et la plupart des cas simples de sécheresse
oculaire répondent bien à ces larmes artificielles.
Le soulagement des plaintes de sécheresse oculaire peut aussi être
obtenu par l’utilisation de gel ophtalmique, d’onguent ophtalmique
(utilisé pour la lubrification de nuit car ces onguents embrouillent la
vision), de larmes artificielles non préservées, etc.. Les
larmes artificielles, les gels et les onguents ophtalmiques peuvent être
utilisés aussi souvent que nécessaire.
Il n’existe aucune accoutumance physique ou psychologique à
leur utilisation. Ces
produits ophtalmiques doivent être jetés trente jours après leur
ouverture car ils ne sont plus stériles.
La date d’expiration qui apparaît sur les contenants réfère à la
date d’expiration des produits non
ouverts.
Ces produits doivent être gardés dans une pièce où il n’y a
que peu de variations de température et d’humidité (il faut donc éviter
de placer les contenants dans la salle de bains, sur le dessus du
réfrigérateur ou au soleil). La chambre à coucher est généralement un bon endroit
(utiliser par exemple un tiroir de commode dans la chambre à coucher). Toute
irritation de l’œil est un signe d’alarme : si l’inconfort
oculaire persiste, il vaut sans doute mieux consulter un professionnel
des soins oculo-visuels. Lise
Dufresne Docteure
en optométrie Saint-Pascal 492-1430 |
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