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À l'époque du régime seigneurial, le Saint-Laurent était le seul moyen de transport et de communication viable de la région.  L'activité économique fluviale était donc un élément primordial pour le commerce et le développement de Kamouraska. 

L'arpenteur Joseph Bouchette mentionnait lors de sa visite en 1813 que:  «les goélettes de Kamouraska sont bien connues à Québec par la grande quantité de provisions:  grains, animaux, volailles, beurre, arbre, bois de construction, etc.» 

Pour la construction de goélettes, un chantier naval opéra entre 1830 et 1865.  Il était situé à la Pointe Sèche, entre le village de Kamouraska et Saint-André.  Le propriétaire de ce chantier était John Saxton Campbell, seigneur de l'Islet-du-Portage, dont on peut encore voir le manoir de cinq foyers au travers les arbres (4 kilomètres à l'est du calvaire de Saint-Germain, sur la route 132). 

Un des commerces les plus imposants à Kamouraska fut le transport de la «pitoune» (tronc d'arbre ébranché) grâce aux grands boisés du sud de Kamouraska.  Le transport s'effectuait par goélettes et la destination des chargements était généralement Québec et Trois-Rivières.  Pendant plusieurs années, les quais connurent une activité fébrile.  Fréquemment, deux à trois goélettes accostées attendaient ou recevaient leur chargement.  D'autres, au large, patientaient jusqu'à la prochaine marée montante.  Le bois était fréquemment empilé, prêt à être chargé. 

Malheureusement, le développement du réseau ferroviaire et routier, la concurrence des navires de grands tonnages et la diminution de la réserve forestière provoquèrent une baisse irrévocable du transport par goélettes.  Le transport du bois aux quais de Kamouraska est mort au début des années 1970. 

Maintenant, les quais sont fréquentés par les pêcheurs locaux, les plaisanciers et les nombreux randonneurs venus contempler l'estuaire du Saint-Laurent et ses îles, les montagnes de Charlevoix, et respirer un bon coup d'air salin.  D'autres se remémorent aussi les marins et tous les gens de mer qui élargirent les frontières du commerce Kamouraskois.

 

 

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