Kamouraska

Site des deux premières églises... « Le Berceau »

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Le peuplement de la seigneurie de Kamouraska a débuté très lentement.  Bien que quelques concessions furent accordées entre 1692 et 1694, peu d'installations ont été érigées.  Les premiers habitants étaient probablement des chasseurs, des pêcheurs ou des engagés du seigneur.  Après quelques années et jusqu'en 1710, plus de 46 terres furent concédées et de nombreux colons vinrent s'établir à Kamouraska.  En 1709, sur un lot concédé à Gabriel Paradis, la première église fut construite.  Vers les années 1717, un presbytère accompagnera l'église pour faciliter l'hébergement du curé et un cimetière sera aménagé pour inhumer les défunts, dont plusieurs n'atteignaient pas l'âge d'un an.  On construisit une deuxième église à partir de 1727 en raison de l'état de ruine et de l'exiguïté de la première.  Également, un deuxième presbytère fut érigé vers les années 1750.  En 1765, plus de 1000 personnes vivaient dans la seigneurie de Kamouraska.   

Vers 1790, l'ouest de la seigneurie s'était grandement développé et peuplé.  Sur un cran rocheux, au village nommé Pincourt, on retrouvait des quais, des marchands, des professionnels et quelques industries.  Le curé de l'époque, Amable Trutault, souhaitait construire une nouvelle église à cet endroit et délaisser celle existante dans l'anse.  Elle était trop petite, le clocher menaçait de s'écrouler, l'eau était devenue insalubre, les grandes marées l'inondaient et la neige s'infiltrait pendant l'hiver.  Malgré ses recommandations, le curé devait obtenir l'approbation de ses paroissiens pour déménager le site religieux, ce qui n'était pas facile.  Or, un tremblement de terre accéléra le processus de relocalisation.  Celui-ci ébranla si fortement la vieille église qu'elle fut jugée trop dangereuse pour le culte.  Ce sinistre marqua la fin de la période dite du «Berceau».  Les vestiges des deux églises et des deux presbytères disparurent.  Environ 1300 pionniers reposent dans le cimetière.

Le Berceau demeura silencieux jusqu'en 1945 alors qu'on le fit reconnaître comme un joyau du patrimoine Kamouraskois et comme sanctuaire pour les familles pionnières.

 

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