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Kamouraska |
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Randonnée patrimoniale |
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Le
circuit vous propose une randonnée sur les avenues Morel, LeBlanc, et
Chassé qui abritent de nombreux exemplaires d'un patrimoine bâti
soigneusement conservé.
Le parcours est décrit d'est en ouest à partir de
l'arrondissement de l'église. Le
visiteur aura le choix de son itinéraire tout en se référant aux
cartes. Prenez le temps
d'admirer... À
quelques kilomètres du village, vous découvrirez des éléments
historiques qui ont marqué le développement de Kamouraska.
Le secteur rural de Kamouraska mérite bien détour!
Construite vers 1802, cette
maison a servi initialement de magasin général à Pierre Casgrain,
marchand de Rivière-Ouelle. Amable
Dionne, fut seigneur des Aulnaies et de La Pocatière, l'a acquise en
1813 et procéda à un agrandissement majeur, en 1820 pour lui donner
ses dimensions actuelles. Depuis
1928, c'est la famille Michaud et ses descendants qui l'occupent fièrement. Cette grande résidence présente un élément architectural particulièrement important au Kamouraska: le larmier cintré, Il unit par une courbe le toit et les murs des façades.
Érigé en 1851, ce bâtiment de
forme cubique a connu plusieurs modifications majeures jusqu'en
1940. Il fut occupé
successivement par les Frères des Écoles Chrétiennes (1853 à 1856),
par la Congrégation Notre-Dame (1856 à 1918) et par les Soeurs de
l'Assomption de la Sainte-Vierge entre 1853 et 1976.
Actuellement, il abrite le Musée de Kamouraska voué à
l'histoire régionale et des locaux pour différents organismes
communautaires.
Cette
grande résidence à 5 lucarnes a été construite
entre 1847 et 1849. Elle
est l'oeuvre de l'architecte Jean-Baptiste Hébert.
Le décor de la galerie,
qui date de la fin du XlXe siècle, est de style
Néo-Reine-Anne Eastlake.
L'eglise,
de style Néo-Renaissance, est la quatrième de l'histoire de
Kamouraska. Elle fut construite
de 1914 à 1916, en partie sur les murs de la précédente incendiée
en février 1914. À l'intérieur,
on retrouve des pièces d'argenterie remarquables comme le bénitier
(1839), la lampe du sanctuaire (1840) et un buffet d'orgue façonné par
Louis-Thomas Berlinguet datant de 1850.
Saint-Louis, roi de France, est le patron de la paroisse
probablement en l'honneur de Louis-Aubert de Forillon, seigneur de
Kamouraska de 1700 à 1713. Au cimetière, quelques personnalités importantes reposent en paix dont René Chaloult, député de Kamouraska (entre 1936 et 1944) et père du drapeau québécois, ainsi que l'Honorable H.G. Carroll, lieutenant-gouverneur du Québec en 1919. Voir Évaluation de l'église de la paroisse de Saint-Louis de Kamouraska
Construite vers 1900, cette
résidence offre un bel exemple du style
Néo-Reine-Anne. La
galerie et les balustres réflètent un oeuvre complexe et précis.
Ce bâtiment a conservé son intégrité architecturale au fil
des années.
Érigé sur un promontoire naturel, cet édifice datant de 1888 de style Chateau abrita une Cour de Circuit et un bureau d'enregistrement jusqu'en 1913. Il remplace le premier Palais de Justice incendié en 1881. Kamouraska fut au XlXe siècle un centre civil régional important. Dès 1813, une Cour inférieur du district judiciaire de Québec tenait ses séances dans le village. En 1849, Kamouraska est reconnu comme chef-lieu du district judiciaire s'étendant de La Pocatière à Matane. Aujourd'hui, l'interprétation du système juridique, l'histoire de l'architecture, la présentation de cadastres anciens et des expositions d'artistes régionaux activent la vie de ce lieu historique.Vers l'arrière, la vue sur les terres agricoles de Kamouraska et sur les caps qui complètent le paysage valent le coup d'oeil. Maison-magasin Louis-Miller 126,avenue
Morel Cette
maison typique de Kamouraska, au toit à larmier
cintré garni de nombreuses
lucarnes, a été érigée
vers 1840. Elle a servi
de magasin général à Louis Miller, marchand qui transigeait avec les
navigateurs et les agriculteurs de Kamouraska.
Pierre
Dumas, marchand de Québec, fit construire cette maison de style
Second Empire en 1819. Sir
Adolphe-Basile Routhier, auteur des paroles de l'hymne nationale «O
Canada» la posséda entre 1864 et 1891.
Suite à des modifications majeurs comme le
toit à mansarde et les nombreuses chambres à l'étage, elle est
devenue le «Kamouraska Hotel» (1891 à 1931) et la «Villa Saint-Louis»
(1931 à 1971). Elle charma
les nombreux touristes et pensionnaires pendant plusieurs décennies.
Aujourd'hui, elle témoigne de l'effervescence touristique de
Kamouraska au XlXe siècle et au début du XXe siècle. Le
secteur sud-ouest du village, vous offre des points de vue remarquables
sur le Saint-Laurent, les îles, le rivage, les installations de pêche,
les quais et les montagnes de la région de Charlevoix.
Par temps clair, les villages de Pointe-au-Pic, de La Malbaie, de
Cap-à-l'Aigle et de Saint-Fidèle se dessinent visiblement. Maison
Jean-Baptiste Taché 130,
avenue Morel Construite vers 1820,
plusieurs membres de la famille Taché en furent propriétaires dont
Jean-Baptiste, notaire. Ils ont marqué l'histoire et le développement économique
de Kamouraska.
La conservation patrimoniale de cette vaste résidence (nommée aussi «La maison aux volets bleus» ) reflète remarquablement le riche passé de Kamouraska.
En
face des quais, cette résidence de style
Néo-Reine-Anne conserve avec assurance tout son cachet.
Elle est caractérisée
par sa tourelle, sa terrasse et ses galeries qui reflètent l'influence
américaine. Navigateurs
de père en fils, les LeBlanc l'ont habitée de 1883 jusqu'à l'aube des
années 1980. La
balade peut se poursuivre vers l'est par la pittoresque avenue Chassé,
tout en jetant un oeil à la non moins joile rue du Quai. Côte
Bossé et avenue LeBlanc En
empruntant la côte Bossé, qui coupe un affleurement de schiste, vous
atteignez l'avenue LeBlanc. Calme
et paisible, elle est animée par les nombreux promeneurs et cyclistes.
Plusieurs estivants érigèrent leur résidence secondaire aux
premières loges, pour jouir de la vue panoramique qu'offre le
Saint-Laurent, ses îles et les montagnes de Charlevoix.
Le secteur est un havre de repos, loin des tracas urbains. Au
coin de la Côte Lemesurier, la gloriette (bathing house) était bien
pratique pour les changements de «costumes» des baigneurs. De la
Côte Lemesurier à la plage municipale, une série de panneaux
d'interprétation (info-littoral) décrivent la faune, la flore et les
phénomènes naturels se rapportant à l'estuaire du Saint-Laurent.
Des haltes sont aménagées afin que vous preniez quelques
minutes pour contempler les richesses du fleuve. Quai
Taché Ce quai, le plus à l'est, a été construit entre 1815 et 1826 par la société commerciale de Charles et Jean-Baptiste Taché, cousins du seigneur Pascal Taché de Kamouraska. Il a constitué un pôle primordial aux échanges commerciaux entre Kamouraska et les autres ports du Saint-Laurent, notamment celui de Québec. Il a une longueur de plus de 520 pieds et repose sur une ancienne structure de bois composée de caissons à claire-voie. Ce quai, autrefois fréquenté par les goélettes et les caboteurs, s'offre maintenant aux pêcheurs et aux randonneurs. Quai Miller Plus
petit que le quai Taché, il a tout de même connu un essor commercial
important. Il fut construit au
milieu des années 1800 par Louis Miller, commerçant. Cet homme d'affaires était associé à son fils, Louis, dans
de nombreuses transactions touchant au transport de marchandises par goélettes. Ce
quai de 320 pieds de longueur est remarquable par sa structure en deux
parties: des contreforts de béton et un encaissement à claire-voie rempli de
pierres. Tout
en allant contempler les îles et le village vu «du large», jetez un
oeil curieux aux structures des quais. Dans
le secteur des quais, les habitations ont été construites par des
artisans, des navigateurs et des pêcheurs.
La classe sociale moyenne y était bien présente tandis que
l'avenue Morel, aux résidences plus «chics», attirait les gens à
l'aise et les villégiateurs. À quelques kilomètres du
village
Situéà
environ 2 kilomètres à l'est de l'église, une grille de fer forgé,
ornée d'un cormoran, annonce l'ancien domaine seigneurial de Kamouraska.
Autrefois, le manoir des seigneurs de Kamouraska s'y dressait,
sur le versant sud du cap qui le protégeait des vents du nord et
nord-est. Il fut ravagé
par un incendie en 1885. Un
hangar datant de 1800 abritant un puits, demeure l'héritage seigneurial
bâti de l'époque. La vaste demeure que vous découvrez aujourd'hui sur le site
de l'ancien manoir fut construite
en 1886. Les
lieux ont servi de plateau de tournage au téléroman «Cormoran»
produit par la Société Radio-Canada au début des années 1990.
Aujourd'hui, une auberge, entourée de nombreux décors de la série
télévisée, offre le charme des belles résidences Kamouraskoises aux
visiteurs.
Ce
site patrimonial remémore le premier centre
civil et religieux du Bas Saint-Laurent (1692 à 1791).
Une chapelle marque l'emplacement des deux premières églises et
presbytères, de même que du cimetière où plus de 1300 pionniers sont
inhumés. Une célébration
religieuse annuelle y est célébrée au mois de juillet en hommage aux
fondateurs de ce coin de pays. Aux
alentours, voyez les terres fertiles défrichées, il y a plus de trois
cents ans.
Environ
à 3 kilomètres au sud du village, au creux d'un méandre de la rivière
Kamouraska, un moulin fut érigé
en 1804 pour moudre les principales céréales comme le blé,
l'avoine et l'orge. La structure en bois «pièces-sur-pièces» est lambrissée de
bardeaux de cèdre. Son toit à mansarde présente une caractéristique originale puisque
c'est par cet endroit qu'on y entre.
Deux turbines, alimentées par la rivière Kamouraska (appelée
communément la rivière aux Perles) en actionnaient les meules jusqu'en
1977. Cette année là, la
crue printanière de la rivière emporta le barrage, et du même coup,
le «pouvoir» du moulin. Des
visites sont maintenant offertes afin de vous familiariser avec les
techniques traditionnelles du meunier.
Le moulin a aussi connu quelques heures de gloire grâce au téléroman
«Cormoran».
Cette vaste résidence de pierres à quatre cheminées, fut érigée
par Jean Le Bel vers
1754-1755. En 1759,
lors de l'attaque de la Nouvelle-France par l'armée anglaise, elle fut
incendiée comme plus d'une centaine d'autres bâtiments à Kamouraska.
La tradition orale nous dit que seule la toiture brûla et
qu'elle fut reconstruite en 1760. La
laiterie situé à proximité, daterait de 1783. Au début des années 1970, le réalisateur Claude Jutra lui prêtait le titre de «manoir seigneurial» pour le tournage du film «Kamouraska», inspiré du roman d'Anne-Hébert.
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Une marée de richesses |
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